Pas commode. Cela fait des jours et des jours que je me creuse la cervelle, je n'ai rien à dire de spécial.
Pas envie de parler des élections américaines, ni de la crise financière, encore moins des atrocités au Congo et dans d'autres coins d'Afrique, pas plus des problèmes de la ménagère européenne et de la vie chère et de l'index qui recouvre de moins les besoins réels des gens, non plus de ceci ou cela, les journaux écrits, parlés, tv en sont remplis de ces sujets.
Parler de moi ? Je n'ai pas grand'chose à raconter à part mes occupations toujours à peu près les mêmes, rien d'affolant certes mais qui me font une vie somme toute agréable..
Par contre savoir que vous êtes là et que vous lirez ce message surréaliste, ça oui, cela me pousse à écrire.
Le moment le plus dangereux, je trouve, c'est lorsque je glisse dans un train-train , que je m'ennuie la plupart du temps sauf quand je sais tricoter et que je n'ai pas envie de me maquiller.
Certes, je viens sur internet mais il n'y a presque plus rien d'intéressant à lire, les groupes msn c'est fini et les gens se replient vers des sites personnels.
Résultat, ils viennent chez vous, la plupart du temps (je ne parle pas pour vous) quand j'ai mis un message chez eux.
Belle mentalité.
Trouvez-moi des raisons de m'enthousiasmer à part la préparation de Noël encore bien lointaine...
Qu'est-ce qui nous fait changer au fil des décennies ?
A 18/19 ans défilant dans des cortèges pour défendre les droits des étudiants étrangers, surtout vietnamiens à l'époque , et à 56 ans pestant contre les occupations d'églises, contre aussi le chantage aux grèves de la faim.
Plus du tout solidaire de manière stystématique et sans réflexion comme à 20 ans.
Comme des générations avant moi, j'ai changé et c'est un mouvement universel, il est d'ailleurs bien connu en sociologie.
C'était déjà une question que je me posais à 20 ans : pourquoi les gens devinnent -ils souvent - pas toujours!- conservateurs, intolérants parfois, en vieillissant ? Pourquoi s'arqueboutent-ils sur leurs positions ?
C'était la question toute théorique de mes 20 ans car je ne connaissais pas de personne spécialement conservatrice dans mon entourage.
Notez que j'ai connu par hasard une anarchiste de plus de 70 ans : ce qui m'a frappé chez elle outre ses propos ce sont ses murs détapissés depuis un bon moment déjà et non refaits à neuf. Dès qu'elle a ouvert la bouche, j'ai ouvert des yeux effarés me demandant où mon mari m'avait entraînée -il s'agissait de la maman de son ami d'enfance- et j'ai eu aussitôt envie de fuir très loin. Il ya a de cela 25 ans et la dame est décédée depuis.
Toujours rouge, anarchiste enragée et virulente, cela ne fait aucun doute.
Ce n'est sans doute pas parce que leur vie a été dure que les gens en vieillisant deviennent souvent conservateurs, peut-être ont-ils compris avec le temps des choses impossibles à cerner à 20 ans ?
Autour de moi, je ne vois rien de tel car je ne connais pas vraiment les parcours de mes voisins et avec les gens que j'ai connu jeunes, je ne permets pas de les interroger quand je les revois, ce sont des relations sociales normales où on ne gratte pas la surface. Ce serait d'une indiscrétion impardonnable.
Petite, je me demandais pourquoi dans les agendas de papa ne figuraient que des détails de la vie quotidienne et je m'étonnais qu'il ne soit jamais fait mention des moments importants de la vie sociale et politique, celle qui fait l'Histoire.
Eh bien, dans mes agendas je fais pareil que papa en me gardant bien de noter les soubressauts du pays et maintenant du monde avec la crise financière internationale gravissime que je vois venir depuis des mois. Je n'y pense même pas alors que ces sujets m'empêchent parfois de dormir c'est dire à quel point ils me touchent.
Je ne sais pas si ceux qui me suivront dans la vie liront mes agendas mais si oui, ils pourront me croire indifférente ou pire, mal informée du monde alors que je lis le Soir tous les jours et que je suis l'actualité du monde de très près.
A quoi cela tient-il donc, cette distorsion entre nos intérêts dans la vie et ce que nous notons ?
A un repli vers l'intime ? Qui serait alors un refuge jusque dans ses détails les plus communs ?
Il est vrai que dans un agenda je n'ai qu'une page par jour et que je ne peux pas disserter sur ma journée dans toutes ses composantes.
D'ailleurs au jour le jour, je n'ai pas assez de recul et c'est sans doute là la réponse.
Une autre serait de penser que de parler de problèmes connus de tous serait comme recopier le journal, un exercice inutile et impersonnel.
Il faudra que je m'habitue à ne plus avoir Jean-Philippe à la maison ou pas loin. Lundi, 15 septembre, en Belgique c'est la rentrée des grands. Plus en octobre comme il y a un moment.
Comme chaque année à part que, comme l'an dernier, j'ai 15 jours de rabiot ou presque.
En un an que de changements ! Maturité, indépendance de plus en plus grande liée à une prise en charge de responsabilités.
Impossible de continuer le Conservatoire, plus de cours le samedi. Le judo, ok. Un peu de natation ou de marche le dimanche, ce serait bien, non ?
Et les cours de deuxième année, ils sont durs, durs... Il faudra bosser.
Et vous ? Vous avez encore, ce lundi, des rentrées pour vos enfants ou petits-enfants ?
Que de moments précieux à chantonner Adamo et "Tombe la neige" dans la cour de récréation des 6mes primaires, en hiver 1963/64...
Que j'étais innocente, quel chemin parcouru de la 6me primaire à la fin des humanités même déjà inférieures... A noter que j'ai demandé à passer ma dernière année (6-5-4, la 4me) en pension, les trajets en bus étaient longs et hasardeux en hiver, de plus en pension, j'étais comme un coq en pâte avec des surveillantes qui pouvaient m'aider, en maths seulement. Puis ce fut le départ pour le Lycée et à 18 ans la grande aventure de l'Université et de la grande ville, époque qui m'a tant fait évoluer et dont mes amis sont issus pour la plupart.
J'ai fait ma première primaire dans l'école de papa, à la ville voisine distante de chez nous de 12 kilomètres, en début d'année 1959, puis un peu partout dans les villages d'une tante, d'un oncle chez qui j'étais lors de la phase terminale de la maladie de papa, décédé en juin 1959.
Ce fut ensuite l'école de mon village : là, j'ai fait l'école buissonnière de début septembre à la Toussaint 1959 car maman m'avait inscrite en 2me année alors que j'avais demandé à sauter en 3me directement : déjà en 1re, je suivais avec les 3mes et comme maman ne m'avait pas écoutée, je n'ai rien dit mais je me suis cachée dans une grange d'où je sortais quand je voyais les grands, de loin, remonter la route loin devant chez moi...
Maman s'étonnait de mon corps froid, du manque de devoirs, des travaux de couture qui n'avançaient pas, mais j'avais réponse à tout. Enfin, le silence m'a été très utile comme réponse : surtout ne pas me faire coincer dans des contradictions, telle était ma priorité.
Je ne mentais pas, je vivais ma vie à moi où maman n'avait rien à faire car elle m'avait trompée. J'ai détesté ces années dans cette école. Ma seule idée était d'en partir ce que je fis en fin de 5me primaire à la faveur du départ de l'instituteur et de son remplacement. Les 6mes partaient (logique) et comme je suivais tous les cours avec elles depuis des années, j'ai fait comme elles et j'ai levé mon doigt quand l'instituteur partant a demandé qui quittait l'école l'année suivante. Sans en référer à qui que ce soit et en sachant ce que je faisais à savoir forcer ma chance.
Etonnante cette mauvaise expérience dans l'école de mon village sauf quand on sait qu'il y avait derrière tout cela le second mari de ma grand'tante qui donnait 5 francs, somme considérable à l'époque pour un enfant, à une fille d'un an plus âgée que moi pour me battre à l'école et me faire des crosses. Une histoire d'héritage raté de sa part fut la cause de tout cela. C'est la fille aux 5 francs qui me l'a dit plus tard en réponse à une question précise de ma part. Misérable.
Il y avait aussi de la jalousie pure à mon égard car en plus j'étais douée.
Quand j'allais encore sur les tombes à la Toussaint, j'ai toujours battu froid aux filles impliquées dans cette intrigue, vicieuses à souhait. Leurs sourires mielleux d'adultes... alors qu'elles furent des enfants fielleuses.
Il y en avait quelques unes qui étaient neutres car intelligentes, une autre qui était mon amie.
Celles-là, je les considère comme des filles estimables. Il y avait des garçons, minoritaires et inexistant dans mon souvenir.
Pourtant j'ai toujours été sociable et gentille, courtoise.
En effet, j'ai toujours eu des réflexes sociaux très affûtés et je ne rate pas une occasion de lier contact : ainsi un lundi de 2007, dans les couloirs de l'hôpital j'attendais mon mari, installée dans un couloir. Comme d'habitude, ce jour-là, j'avais les yeux partout. A un moment donné, passe un homme (40/45/50 ans ?) qui se dirige vers l'ascenceur un livre à la main, comme moi.
Il était souriant et comme il attendait l'ascenceur je lui ai parlé en lui demandant le titre du livre qu'il lisait. Il s'est aproché de moi, m'a laissé le temps de noter, a raté son ascenceur mais s'en est moqué, nous avons peu parlé, beaucoup souri et cela reste un bon souvenir. Le livre qu'il lisait était d'un certain Hosseini dont j'ignorais tout -"Mille Soleils Splendides"- mais il m'a conseillé de lire d'abord "Les Cerfs-volants de Kaboul". C'est la couverture du livre qui m'a poussée à le héler, colorée et attirante, j'avais envie de savoir...
Quelques jours après, un ou deux pas plus, j'ai entendu parler sur Arte d'un film "les cerfs-volants de Kaboul", en tournage ou tourné... Je n'ai pas perdu ma journée ce lundi-là.
Peu avant j'avais reçu d'une amie de Suisse les souvenirs de la veuve de Massoud. Subjuguée par la lecture de ce livre, je créai dans ce blog l'album photos consacré à l'Afghanistan que je complétai encore après la lecture des livres de Hosseini.
D'une grange froide de mes sept ans à l'Afghanistan de Massoud puis celui des forces d'intervention occidentales en passant par Adamo et "tombe la neige" en hiver 1963/64, un beau voyage dans le temsps.
Eh oui, Sasha, j'étais un petit numéro déjà, à 7, 8 ans.
Je faisais aussi du parfum, de l'eau parfumée plutôt, avec des roses blanches du Bengale cueillies dans le jardin de maman, à l'arrière de la maison.
L'appareil gainé de cuir fauve foncé pendait à une patère dans la chambre de maman.
Alors un jour j'ai pris une chaise et j'ai décroché l'appareil de papa, décédé en juin 1959. Le contenu de la malle en fer stockée au grenier et pleine aux trois-quarts d'albums, de photos de papa, a été pris en grande partie par cet appareil.
Les photos d'avant-guerre à quelques exceptions dont l'album-photos de mon arrière-grand-mère ont été détruites dans les bombardements Us de Houffalize en toute fin 1944 ou début 1945 (à vérifier). Papa a été instituteur communal à Houffalize de 1928 à 1959 : né en 1910, novembre, Ecole Normale pendant 6 ans et instituteur à 18 ans... Papa a suivi les traces de son oncle et parrain, instituteur à Paris, fin gourmet et phototographe acharné : j'ai des photos de lui avec sa fiancéez au bord de l'eau, en bord de Lesse.
Et je l'ai observé l'appareil photo, sous toutes ses coutures.
Puis je l'ai ouvert, j'ai regardé tout avec soin, sans toucher : j'étais déjà bien consciente de ma réputation de casse-tout. La délicatesse avec les objets m'est venue après.
J'ai ainsi essayé des boucles d'oreilles du début du siècle (20ème) ou fin 19me en jais et autres pierres noires dont certaines taillées, dites boucles d'oreiles de deuil : eh bien j'ai essayé tout cela dehors, devant la fenêtre de la cuisine comme miroir, l'écrin ouvert sur la pierre de taille de la maison.
J'ai en perdu une volée, dépareillant plusieurs paires. J'ai cherché, cherché, elles étaient tombées entre une grosse pierre plate et le petit creux avec le mur. Maintenant il y a un trottoir tout le long de la maison fait bien des années après, 15 ans peut-être : quand on l'a fait, les ouvriers ont déplacé la pierre, ils ont creusé, maman a cherché, cherché encore mais personne n'a rien trouvé.
Après cela je me suis calmée pour de bon. Je n'avais même pas les oreilles trouées : maman était contre, j'essayais juste pour m'admirer avec. Mais revenons-en à l'appareil photo à soufflet de papa...
Quand j'ai voulu refermer l'appareil photo, pas moyen.
Alors j'ai forcé en douceur et le mécanisme de repliage a été faussé. Pas moyen de le refermer. Je ne me souviens plus de la suite, sans doute ai-je prévenu maman et a-t-elle résolu le problème avec l'aide de mon frère aîné.
Je ne sais pas ce que cet appareil photo est devenu.
Et je ne me souviens même pas où maman l'avait rangé, l'appareil photo de papa. Mon frère ne l'a pas, c'est donc ma soeur qui l'aura pris comme beaucoup de choses, sans en demander la permission à maman, en tout cas il n'étati pas dans la maison après le décès de maman en 1993. Maman m'a parlé d'objets disparus, au grenier notamment, lorsque je me suis inquiétée de la disparition du portrait de tante Hélène de Paris, entr'autres, et elle m'a alors fait part de ses suppositions et observations.
Sur la photo ci-dessus il y a un logo que je crois reconnaître pour l'avoir déjà vu sur l'appareil de papa : Agfa ? Agfa aurait fait des appareils photos ?
Le grenier... J'y ai passé des heures merveilleuses pendant les années de mon enfance et même après.
A la maison, en Ardennes, nous avions (avons toujours) deux étages de greniers alors il y avait de quoi faire et chercher.
Là se trouvaient les malles en fer et en bois avec les photos prises par papa et les albums photos anciens...
Puis il y avait les armoires à confitures donc nous y montions souvent pour recharger les armoires en bas ou descendre les verres de confiture à faire en été. Les gelées de groseilles et framboises ,vieilles de deux ans ou plus , servaient pour la cuisine : alliées à la moutarde cela remplace le sucre ou le sirop, une merveille que cette cuisine à l'aigre-doux, cuisine d'hiver car plats mijotés.
Ce n'était pas gai de monter là-haut en hiver, il y faisait très froid.
Il y a un fameux travail à faire pour calfeutrer et aménager ces pièces mais quand cela sera fait, ce sera une merveille. Il suffira juste d'avoir de très bonnes jambes.
Il y avait aussi une ancienne et petite cuisinière avec dessus de la vaisselle ancienne, pas rare, et un service à dîner en porcelaine de poupée (incomplet mais ravissant) , cela m'émerveillait d'avoir pu jouer avec cela toute petite.
Au fait s'il restait encore des pièces, ai-je vraimet joué avec ? Je cassais tout.
Une fois redescendue du grenier, je posais des questions à maman, interminablement. Et ceci, et cela : pourquoi, comment, quand, de qui, à quelle époque...
Je me souviens aussi que tout était bien en ordre, propre, et quand je pense à la grandeur de la maison (2 étages et un dernier grenier) je dis : chapeau, maman !
Dans ce dernier grenier, celui près du toit, il y avait des parties de salon ancien, authentiques Louis je ne sais pas combien. Je n'ai jamais vraiment regardé, à l'époque je ne m'y connaissais pas en meubles anciens.
Incomplets et démembrés, canapé branlant, montants de chaises, tous rescapés des bombardements de Houffalize par les Américains en hiver 1944/1945...
Il y avait 3 jours que les Allemands étaient partis, 50% de la population tuée, depuis je déteste les soldats américains, d'ailleurs, je remarque qu'ils font toujours pareil là où ils vont, en Afghanistan maintenant ils ont la population contre eux, peuvent pas s'en empêcher avec leurs bavures, rien n'a changé. Et ces gens-là n'ont jamais tort, ils ne s'excusent jamais, ne remboursent rien, jamais de dommages de guerre, rien de rien.
Ah, on voyage dans un grenier...
Merveilles.
Où j'habite je n'ai pas de grenier. Seul mon fils pourrait en parler. Il n'y a pas de grenier mais il y a une chambre non occupée où il a fouillé à coeur joie dans son enfance au point de perdre le mode d'emploi de mon Canon argentique. Il est dans la pièce mais où ? Et il a farfouillé dans les autres pièces, en haut... Je ne vous dirai pas tout ce qu'il a trouvé, je l'ignore, mais il a même été regarder, vers 7 ou 8 ans, dans une mallette de son papa et il a vu des livres pas de son âge, il a regardé aussi dans nos tables de chevet, une vraie plaie.
Il n'a pas dû chercher loin à l'adolescence, il savait où tout se trouvait.
photo google : j 'ai cherché un vrai grenier, bien grand, riche, bien rangé mais n'ai rien trouvé.
...et cela indépendamment de la Chine, du Tibet : il y a déjà bien longtemps que cette farce organisée pour le plus grand profit de Coca-Cola et d'autres ne m'intéresse plus.
Hier, lendemain de 21 juillet, fête nationale belge, nous avons été en voiture acheter la Libre Belgique chez le libraire tellement le Soir bouffait du monarque comme en pleine crise royale du début des années 1950 (!)comme si c'était le moment de parler d'un pays qui n'existe plus, d'un roi qui pleurniche et j'en passe.
Dès 8h30', 9 h -1/4 aujourd'hui matin -je pars tôt à la chimio-, je vais demander des comptes à Luc Delfosse, rédacteur en chef adjoint, qui s'est fendu hier 22 juillet d'un édito assassin http://www.lesoir.be/forum/editos/albert-ii-et-le-pays-qui-n-2008-07-21-618670.shtml et pour le pays et au niveau de la presse internationale car ce journal est distribué à Paris, et le Libre Belgique, non : en tout cas en 1993, ma tante de Paris n'a pu se procurer la nécrologie de maman publié dans la Libre...
Abonnée à l'année, je pense m'abonner dorénavant au Soir pour un minimum de temps , enfin dès la fin de mon abonnement annuel en novembre, et si cela arrive encore une fois, une seule, si le Soir continue comme cela, je résilierai illico mon abonnement (à l'année !!! en ce moment) et j'irai lire ailleurs , je n'achèterai plus ce journal que de temps à autre. Et encore.
Tous les efforts depuis un an de la rédactrice en chef Béatrice Delvaux de se battre pour le pays tombent à l'eau du seul fait d'un seul ou presque et d'un changement de ligne éditoriale depuis un moment, anti-Belge ("belgican" qu'ils disent), très léger mais bien réel, ici ou là au détour d'une page mais dans un édito, ainsi, c'est nouveau. Enfin, je le déacouvre.
Il y avait déjà eu une caricature déplacée de Kroll ou d'un pareil à lui (CAbu c'est quand même plus fin e subtil, dans le Monde), reprise dans un blog le 21 juillet ou aux alentours; quant à celle d'hier à côté de l'édito incriminé était scandaleuse, simplement scandaleuse.
Le port d'Anvers et tout l'Escaut, Le vieux lion de Waterloo, Enfin t'as p't-êt' vu tous les zoos, T'as p't-êt' vu les grottes de Han, Le tour des tours de Bruges à Gand, Les rochers en couque de Dinant, T'as p't-êt' même vu ça tous les ans.
Mais as-tu vu, jolie touriste, Dans mon pays de monuments, Une brasserie sans trappiste, Un coin d'rue sans un restaurant ?
T'as p't-êt' vu du haut d' l'atomium, Bruxelles-Centre, Brussel-Centrum, L'Otan, le Shape, même l'Euratom, Enfin t'as p't-êt' vu tous les hommes, T'as p't-êt' vu le marché aux puces, Le champ de bataille de Fleurus, Les Gilles de Binche en plumes d'autruss' Enfin t'as p't-êt' vu tous les us.
Mais as-tu vu, jolie touriste, Dans mon pays de religion, Une brasserie sans trappiste, Un coin d'ciel gris sans un cloch'ton ?
T'as p't-êt' fait le tour exotique Celui de Tournai à Doornik, Le tour de la gueuze au lambic, Enfin t'as p't-êt' fait l' tour des "hic !" T'as p't-êt' vu les chevaux d' la mer, La plan incliné à Ronquières, La linguistique et ses frontières, Enfin t'as p't-êt' pris tous les airs.
Mais as-tu vu, jolie touriste, Dans mon pays de différends, Une brasserie sans trappiste, Un coin d' promenade sans un accent ?
T'as p't-êt' vu la cascade de Coo, le port d'Anvers et tout l'Escaut, Le vieux lion de Waterloo, Enfin t'as p't-êt' vu tous les zoos, T'as p't-êt' vu les grottes de Han, Le tour des tours de Bruges à Gand, Le rocher en couque de Dinant, T'as p't-êt' même vu ça tous les ans.
Mais as-tu vu, jolie touriste Dans mon pays de traditions Une brasserie sans trappiste, Un champ d' foire sans un orphéon ?
Et tant qu'y aura, jolie touriste Dans mon pays de traditions, Dans les brasseries, d' la trappiste, Y aura pas d' quoi s' faire du mouron. Ron !
Les jeunes étrangers peuvent perdre la nationalité suisse s'ils se tiennent mal à l'école. Selon le Tribunal fédéral, la justice schwyzoise l'a retirée avec raison à un adolescent de 17 ans au comportement agressif.
L'assemblée communale de Schwyz avait naturalisé en avril 2007 le jeune homme contre l'avis de l'exécutif. Ce dernier avait relevé que si le casier de l'adolescent était vierge, celui-ci avait été épinglé pas moins de 66 fois à l'école. En 2006, il en avait même été exclu pendant trois jours.
Un député UDC, parti qui prône l'expulsion des étrangers criminels, a déposé un recours auprès du tribunal administratif cantonal contre la décision du législatif schwyzois. Il a obtenu gain de cause en août 2007 et le jeune garçon a perdu sa nationalité suisse. La Cour cantonale a jugé qu'en raison de son attitude à l'école, l'adolescent ne bénéficie pas d'une réputation sans tache, comme l'exige la loi cantonale sur les naturalisations.
Le Tribunal fédéral vient de débouter le jeune homme, qui a tenté de s'opposer à la décision cantonale. Les juges constatent que la description du comportement scolaire de l'adolescent s'appuie sur une riche documentation. Le cahier des charges pédagogique exige, en effet, des enseignants de consigner de telles informations.
Utiliser des données récoltées dans le cadre scolaire pour une procédure de naturalisation ne pose aucun problème du point de vue du droit constitutionnel, ont relevé plus loin les juges lausannois. Les autorités ont le droit de rassembler des données précises sur les postulants.
La maladie, longue et gravissime à certains moments. Ah, la la... Certes l'épreuve renforce mais durcit en proportion. Quid alors du respect de l'autre ?
Une autre donnée : internet et les spaces lives, et ces règles imposées par je ne sais qui, du tutoiement et d'être "amis" illico. Mon oeil, oui...
Personnellement, je préférerais conserver le vouvoiement comme dans la vie courante, cela maintient les distances et c'est heureux, de mon point de vue. Trêve d'hypocrisie.
Je dis une idiotie, là, peut-être ? Lisez mon commentaire en bas de page.
L'honnêteté intellectuelle, quelle merveilleux recours pour réfléchir juste.
Noisette, tu seras toujours la bienvenue chez moi, quand tu veux.
Si tu viens seule, tu dormiras dans le canapé ou bien alors le fiston aura tapissé, peint sa chambre, rangé son bazar et la chambre sera habitable, en tout cas je ferai tout pour t'éviter des frais,je suis économe pour ce genre de choses (ne pas dépenser ou faire dépenser les autres pour des frais évitables).
Ma maison t'est ouverte et le divan s'est révélé très confortable à l'usage, tu auras une belle housse de couette aqvec oreiller assorti, drap du dessus, tu seras bien.
Si tu viens avec ton mari, je vous trouverai un hôtel pas cher si cela existe avec juste le petit-déjeuner, pas de problème, je te soumettrai les offres, ce sera à vous de choisir et pour les trajets en chemin de fer, il y a toujours moyen de trouver des formules avantageuses.
Ton mari, tes filles, tout le monde est le bienvenu et à la maison; côté cuisine, ce sera à la fortune du pot.
Pas de problème vraiment.
Il y a moyen de venir pour pas trop cher et de t'arranger à ta convenance, peu importe la saison : je ne suis plus aussi mourante qu'avant quoiqu'il faille se méfier, je suis fragile et sur le fil du rasoir : je dois le préciser car à me lire cela ne se perçoit pas du tout.
Ce n'est pas parce qu'on est en soins palliatifs qu'on doit être tristes comme des éteignoirs !
Moi, je ne saurais pas et je croquerai la vie jusqu'au dernier moment et quand ce ne sera plus possible, euthanasie.
Il y aura encore mon enterrement où j'aimerais que vous soyiez toutes et là, Pierrette/Noisette, ce sera au pied levé...
Le plus tard possible.
Je vais prévoir les horaires pour cela aussi, mais oui!; j'ai fait ma nécrologie, tout est prêt et à mon enterrement les amis et les parents qui m'ont secondée, soutenue, sauvée aussi pdt ma maladie (depuis 1993!!!), seuls seront invités, les autres pourront rester chez eux.
Ce sera un enterrement comme un mariage : sur invitation !
Les cons, les imbéciles, les égoïstes, je ne vois pas pourquoi ils oseraient se pointer à mon enterrement.
J'ai déjà les cartons en tête, carrés et modernes, toniques : il faut encore que j'en rédige le texte, tout joyeux.
Il faut donner du courage à ceux qque nous laissons derrière nous. Et un enterrement où l'on pleure puis où l'on rit en dégustant un très bon vin ou un alcool est un excellent moyen de commencer à transcender, dépasser son chagrin. D'où les invitations. Par ailleurs, j'évite ainsi (par Roland et Jean-Philippe interposés) les étrangers, les indifférents, les pique-assiettes et cet argent économisé, je l'investis dans une meilleure qualité de repas pour des êtres triés sur le volet.
Comme nous ne sommes pas Rotschild, nous faisons comme tout le monde, nous calculons, enfin "je" calcule. J'espère que mon mari respectera mon voeu, mais j'en doute, il se laissera influencer...par ceux que je ne veux pas voir,justement. Il faudra que je mette cela sur papiers devant notaire sinon cela ne sera pas exécuté et comme il n'en est pas question, je vais prendre des mesures strictes par notaire interposé.
Il y aura de la musique à l'église -jazz, Bach et les préludes, Frank Sinatra et "Fly my to the mood", et comme c'est catholique comme prières, ce sera le "je vous salue Marie", le "notre père" et la prière de Saint-François d'Assise que la reine Fabiola a lu à l'enterrement de notre roi, Baudoin de Belgqiue en 2003, début septembre (?) 2003-.
L'église, ce sera probablement celle de Bastogne.
Au début, j'ai pensé à St-Jacques à Liège pour des raisons généalogiques et sentimentales liées à sa fondation en 1025, date à vérifier, et puois Liège, c'est facile à trouver pour les gens qui viennent de loin.
De 2006 à il y a maintenant une semaine, c'étaitr cela puis jai changé d'avis : ce sera l'église de Bastogne -très belle- et cele^pour de multiples raisons : funérarium proche, proximité du caveau de famille (16 kms), cousins très chers habitant là, copines d'enfance, les gens de chez moi pourront venir (chez moi, c'est en Ardennes...).
Cela va coûter la peau des fesses toutes ces communes à traverser depuis je ne sais où mais il n'y a pas à lésine dans ces circonstances. On ne lésinze pasq pour un mariage alors pourquoi le faire pour un enterrement, cérémonie bien plus importante à mes yeux car n'ayant lieu qu'une seule fois.
Après la mise du cercueil dans le caveau de famille dans mon village natal et celui de la famille de maman depuis des siècles, il y aura un repas -musique, vins, etc- : retour au funérarium, cette fois dans la salle des banquets.
Vous serez reçus, les invités à mon enterrement, par mes amies, mon mari, mon fils et ma cousine germaine et amie, Rosiane...
Et si les fonds sont bas, ce sera de la tarte, des sandwiches, des petits pains avec du jambon d'Ardennes, du vrai (!), des fromages, du très bon vin (j'y tiens absolument).
Mon grand regret avec cette saleté de cancer(s) c'est que je ne pourrai pas léguer des organes pour sauver des gens (yeux surtout).
Il va falloir que je me renseigne... Si par extraordinaire, il y avait quelque chose d'encore bon à donner, je donne mais avec les chimio, c'est possible encore ? Pas les poumons, les reins ont trinqué et puis je ne sais pas où j'en serai alors...
Encore un objectif et j'aime faire cela, rendre service.
Ce réflexe de don d'organes vient de ma grand'tante Marie décédée en 1969..., on fait marcher nos cellules grises dans la famille. Elle aurait voulu donner ses yeux à la science car son papa est mort aveugle (glaucome, décédé en 1915...).
Voilà d'où mon désir vient, de très, très loin, des soirées au coin du feu ou autour du café d'après-dîner (midi en Belgique comme en Suisse).
Mes premiers jours à l’école de broderie Lesage ont été très difficiles. Il a fallu attendre le mercredi (3ème jour) pour avoir un petit signe d’encouragement tant je ne me rendais absolument pas comte de la complexité de cette formation. J’avoue être rentré le soir dans ma chambre d’hôtel très découragé, me demandant ce que je faisais là. C’est mon amis Thierry qui lui est dans le métier qui m’a un peu secoué en me disant : - mais tu t’attendais à quoi ? C’est vrai que je suis dans l’antre de la broderie Haute couture. Une autre personne, Sébastien, qui lui aussi avait fait une demande pour suivre cette formation et qui n’a malheureusement pas abouti, me disait : Tu te rend compte de la chance que tu as ?
C’est certain j’ai une chance infinie d’être dans cette école qui est d’ailleurs située dans l’immeuble même des ateliers Lesage. Les professeurs sont les brodeuses de la maison. Les locaux sont clairs et élégant à l’image de l’illustre siège.
Concrètement, le travail à l’aiguille ne me pose pas trop de problème, mais au crochet, c’est une autre histoire…Il me faudra des heures et des heures de travail…
Au début, ce que je fais en ce moment, je réalise un travail de base, l’étude des point et des techniques. C’est laborieux, mais c’est féerique de vivre cela.
Pour me détendre, le soir je suis aller applaudir Maria Pacôme & Jean Piat dans la pièce de théâtre « La Maison du lac » un bon moment. A 82 ans Maria y est remarquable, c’est probablement la dernière fois qu’elle monte sur les planches (c’est elle qui le dit) je ne voulais pas rater ça. Je me serais certainement senti plus à ma place à ses côtés sur scène que dans les ateliers Lesage en ce moment !
Ce soir à 17h je vais sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris pour fêter la libération d’Ingrid Betancourt.
Je me partage entre mes deux blogs, Romy (ici) et Romy-nette : ce matin, j'ai ajouté des livres, etc, un long billet sur Romy-nette... : lien, cliquer sur ce qui suit.
Amitiés, Romy qui a encore dégraissé... Nous sommes moins de trente maintenant, un nombre idéal. J'ai envie de me sovenir à qui jai affaire quand je lis un commentaire, alors je me concentre et retiens les infos recueillies par messages (sorry mais les profils sur vos espaces personnels, cela me demande trop d'efforts, alors écrivez-moi). Si ça vous chante, sinon pas grave.
Ben oui, je l'attendais celle-là . Non, je déteste les bourgeois, je suis une paysanne, juste de famille très ancienne, sans plus, et surtout raffinée.
Enfin, une paysanne..., une fille de la terre serait plus exact, une terrienne.
Tu es de la ville pour avoir des idées aussi péremptoires ou alors tu es Française, tu as été "dressé" par l'école républicaine (moi par l'officielle mais belge) et cela fait une sacrée différence d mentalité.
Les gens méconnaissent et sous-estiment souvent, trop souvent, les gens de la terre : souvent profonds et raffinés. Ce sont les jardiniers du monde, des philosophes, pas des bouseux.
Une terrienne qui a perdu son papa bien trop tôt, à 7 ans (lui, parti à 48 ans, le 23 juin 1959)...
Papa à qui je ressemble au moral, au mental mais avec le courage de lionne de maman. Mon frère et ma soeur sont très différents de moi, à se demander si nous avons été élevés ensemble.
Bises, ma chérie
-------------------------------------
Ps de ce mercredi matin au message d'hier, amélioré cet après-midi à 15h52':
La commande à La Redoute est partie (par téléphone)...
Quant à la chimio d'hier : tout est ok et je suis en forme aujourd'hui puisque j'ai même corrigé les fautes de ce billet d'hier 1/7/08, j'en ai changé les couleurs aussi.
Continuez de me donner des idées de parfums ou d'eau de toilette. Cela m'est vital d'être futile, c'est la légèreté qui revient enfin et qui m'aide vraiment beaucoup. Que voulez-vous ? Je suis suis une joyeuse, une croqueuse de vie. Et j'ai bien l'impression que nous sommes toutes comme cela, ici,non ? Que c'est chouette de nous avoir les unes pour les autres !
Alouet :
Choisi hier comme sac ? 1 Hermes bleu qui date de près de 25 ans mais encore très, très bien : l'avantage d'avoir une volée de sacs et de les entretenir c'est qu'ils durent des dizaines d'annés et quand on on investit dans des valeurs sûres, cela ne se démode pas, en tout cas pas plus que nous...
Mon mari n'a pas trouvé mon foulard en soie aux couleurs vives (bords, une bande bleu foncé classique, bien beau, corps du foulard : fleurettes rouges, fond ivoire -plus blanc qu'ivoire-, un peu de vert printanier, une merveille que je m'étais offerte pour la communion de mon neveu en...1980). Histoire del'eassortir à ma tenue de poiraeau :veste cintrée verte en jersez très travaillée (surpiqûres), coupe impeccable, jupe bleu à pli devant et derrière (je suis grande et mince --sauf sur la photo du profil, datant de 2002, 15 août : j'avais pris beaucoup de poids, mes poignets d'habitude fins sont gros, là--), chemisier blanc avec col genre mao et écharpe nouée sur le côté -impressions dans le tissu genre soie ou satin, je ne sais plus). Un beau sac, des caussures élégantes, talons hauts pour moi -chaussures assorties au style du sac-, et avec ce magnifique foulard noué... à mon sac, ouah : pas follementJ'ai toujours aimé cela, le raffinement, depuis toute gamine : je faisais de l'extrait de roses avec des roses anciennes --roses blanches, parfum délicat, roses appelées chez nous "roses du Bengale"...--. belle la cocotte mais quel chien...
Voici une photo de ce rosier au cas où vous le connaîtriez, attention, la photo est trompeuse les roses ne sont pas énormes :
Le sac Chanel bleu (une merveille de raffinement, avec du Calèche de Hermès comme parfum, mmm...) date de cette occasion, et il est encore impeccable (je le remets dans sa housse de tissu en hiver).
Avant c'était mon sac de dimanche, des grandes occasions et je n'aurais pas dû le prendre pour "tous les jours" commeje l'ai fait ces dernières années en été.
Je me disais qu'il avait fait son temps et que j'en rachèterais un nouveau pour sortir mais et de un, j'ai eu cette saloperie qui me coûte la peau des fesses,et de deux, je ne suis plus célibataire ou jeune mariée aisée, je suis mère de famille et nous avons acheté une maison depuis un bon moment, et vous le savez comme moi, dans ce cas-là, souvent, on passe de chez Rodriguès et Cyrillus à Liège au catalogue de La redoute ou pire encore, je n'en suis pas encore au pas encore Traffic mais...mon mari y va pour mon linge de corps, alors maintenant je choisis moi-même des machins raffinés à La Redoute (ben quoi...!)
Faut dire que l'estime que j'ai de moi est grandissime ... Heureusement d'un côté car je ne serais plus là et , en disant cela, je constate que je n'étais pas comme cela avant, aussi attachée aux détails : j'agissais sans m'appesantir ni réfléchir dessus.
Ah, la tranquillité et la méditation, la chance des malades quand cela va cahin caha car dans les moments terribles ou pénibles, oh lala, on pense autrement.
Dans ces moments-là, pénibles, de souffrance, je sortais les crocs : c'est vrai que je suis une lionne comme l'a dit une amie de ce blog ou de Mon Québec (groupe msn), je n'y avais jamais pensé avant mais c'est bien vu.
Féroce quand je défends ma peau, et de plus en plus quand c'est grave, même entre deux aspirations d'oxygène : je ne parlais pas et quand je le pouvais, je le disais en 2 mots, de manière abrupte; je n'avais ni le temps ni la force d'expliquer et d'être diplomate.
Quoique...(décidément, j'aime cette locution)...
Je mesurais mes paroles et quand j'avais qqchose de désagréable à dire, je prévenais d'une petite voix gentille et mourante -naturelle-. Les phrases étaient brèves, courtoises mais assassines malgré le style enveloppé...
Courtoise (mais toujours féroce) malgré le style enveloppé, je le fus avec un médecin que j'aime beaucoup : avec lui j'ai mis des gantgs, pas avec les autres "Docteur, ce que j'ai à vous dire n'est pas agréable à entendre mais je dois vous le dire."--- Pause... "Je vous aime beaucoup, vous êtes gentil--pause très courte pour reprendre mon souffle-- mais vous êtes un fameux hypocrite.. "
L'explication suivait, en 3 phrases.
Et de temps à autre je le regardais dans les yeux, gentiment, désolée de lui dire cela mais obligée de le faire pour sauver ma peau : c'était lorsque j'ai demandé pourquoi "on" ne me faisait pas de chimio et pourquoi "on" comptait me laisser repartir ainsi pour mourir de toute façon... et sans rien me dire de mon état, en tout rien en mots clairs, tout en demi-teinte, pas dit mais pas "pas dit".
Une lionne caressante, oui, gentille, mais une lionne tout de même au coup de croc incisif et au coup de patte ravageur.
En on achète en soldes. C'est la vie, alors, un beau sac, j'oublie quoique..., quoique. Eh oui, je revis, et je redeviens comme avant, il y a bien longtemps, il y a si longtemps que je n'en avais même plus le souvenir... Quelle merveille et si cela ne dure pas longtemps, tant pis, j'en aurai bien profité.
Je pense acheter (donc économiser pour) une cave à vin (frigo spécial) pour caser mon vin. Un vrai délice, un de plus.
Comme j'ai usé toutes mes possibilités de rubrique et que je n'ai pas de case "blog" prévue, c'est sous vie sociale que paraissent mes billets concernant les blogs. Mais comme mes billets ne concernent jamais un seul sujet avec moi., vie sociale c'est bien trouvé finalement
a/
J'ai envoyé tôt ce matin un message à Anne-Marie à partir de son espace personnel.
En prenant mon thé il y a 3 minutes au moment où j'écris (of course...! ), nous parlions mon mari et moi et j'ai voulu lui faire lire le message envoyé à Anne-Marie mais pas moyen.
Il faut que celle-ci me le copie et me l'envoie. Tu le feras ma chérie ?
Je trouve ce système mal fichu : une personne devrait pouvoir avoir accès à chaque message envoyé par elle, message qui devrait être redirigé vers sa boîte courriel.
b/ Aujourd'hui, 13 heures, chimio.
Je prendrai une bonbonne portable pour aller à la chimio, une chaise roulante pour aller de la voiture au hall d'attente (avec mon fils près de moi!), charrette remise dans la voiture, coffre, que mon mari ira garer.
Quand vous pensez que l'interne avait pris Rdv pour moi à l'hôpital de jour à 11 heures à Liège ! J'ai fait changer hier, ce sera 13 heures tantôt. Pour la chimio, mais il faut faire une prise de sang de contrôle au moins une heure avant, là. Donc partir une bonne de chez moi avant (avant tout, les médicaments, la chaise roulante et l'oxygène) et moi : lavée. ET prête.
Il faut que je nourisse le sacs, et celui que je ferai remettre dans mon armoire (ah, mon mari, quel trésor : mon chéri, je te remercie pour ta sollicitude), et le nouveau, le bleu por l'été. Il faut retrouver le Baranne, avoir des loques douces propres...
Oh mais c'est du travail à plein temps de s'occuper de moi...
Avant, je me contenais du service minimum des aqutres et vous savez ce que cela a donné alors maintenant j'endemande plus.
C'est pareil à chaque rechute, je remets les pendules à l'heure, je m'adapte au quart de tour.
Comme j'ai besoin de plus que le service minimum -ce queles autres étaient disposés à me donner, attention , je devrai être vigilante, les vieilles habitudes reprennent vite le dessus : il faut que mon mari comprenne vraiment que ma vie est en jeu à chaque instant même si 3 secondes avant, tt allait super bien) alors je demande ce dnt j'ai besoin tout en faisant des progrès/efforts de mon côté : me lave seule sauf le dos -comme tt qui ne prend pas de bain!-, et habitude reprise à la clinique, je me masse le corps avec une crème de soin chaque matin...
Et je mets un peu de parfum d'où le sos lancé dans mon dernier billet.
En ce moment, je négocie pour avoir un flacon de "Green water" de Jacques Fah mais il va falloir que je sois fine. De l'eau detoilette, c'est vital pour moi.
Ah, ce lit médicalisé et cette table d'appoint pivotante, cela change mon quotidien.
Donc je dois commencer le plus tôt possible, tout doucement. Car il m'en faut du temps pour me laver. Et je dois m'organiser aussi et prévoir des anti-vomitifs et des anti-toussifs à prendre avec moi (boîte à pilules à chercher, ce que fait mon mari à l'instant, à remplir et à glisser dans mon sac à main.
A propos de sac à main, je vais en changer et remplacer mon Hermès beige par mon grand Lancel bleu, le Chanel bleu, je le ménage et je l'ai remis dans sa protection l'automne dernier.
Car je porte des sacs différents selon les saisons. Bruns en hiver, roux en automne, bleus au printemps -à partir de Pâques- et en été.
Avec souliers, vêtements et foulards assortis (ah, la douceur de la soie...).
Quel bonheur d'être une épicurienne.
Une épicurienne qui aime tant la vie qu'elle sait être une stoïcienne dans l'épreuve, rien que pour la recherche des moments heureux de la vie. Comme une chercheuse d'or.
c/ Hier, j'avais omis de prenderer mes médicaments anti-toussifs et anti-vomitifs depuis quelsqaues jours dans l'euphorie de ma "résurrection"
:
résultat des courses, j'ai trinqué : quinte de toux, panique, heureusement médicaments à ma portée --et encore, j'ai juste e l'énergie de la prendre sr ma table de chevet et ded boire une gorgée d'eau pour le faire descendre.
Jai téléphoné un peu parès à mon voisin et beau-frère de mao mari pour que quelqu'un de chez li vienne. Pas moyen, il était seul avec ses petits-enfants dont un bébé sans doute, impossible de venir.
Or, je pouvais mourir. Sa femme s'est pointée une bonne demi-heure après alors que j'étais encore mal.
Et devinez quoi, mais les fûtées l'auront compris -les autres, je les ai virées ou elles ne vienne tpas ici !- : mes hommes étaient partis tous les deux pour reformater le pc fixe malgré le fait que je ne dois pas rester seule un seul instant. Mon mari est allé voir chez son beau-frère mais il est parti quand m^me comme si cela tenait à un jour. Il le sait pourtant qu'il faut prévoir une présence près de moi tout le temps.
Cela lui pèse mais c'est ma vie qui est en jeu.
Peu après leur retour, j'ai fait une crise de vomissement et là, je n'avais pas d'anti-vomitif sous la mais, j'ai crié "vite, une anti-vomitif!" et Rd me l'a vite donné.
Je pourrais en mourir. Le simple fait d'avaler de travers est un danger mortel pour moi. Eh oui, c'est comme cela. Je n'en fais pas un plat, je m'organise pmais tout ne dépend pas de moi.
Et je n'en suis pas encore vreaiment remise physqiquement. C'est fou ve que cela épuise. Le médecin nous avait prévenus, mon mari et moi : je suis fragile , très, très, il me faut une surveillance 24h sur 24, une présence médicale quadconstante et la présence d'une infirmièrPas de chance : mon médecin traitant à qui mon mari a porté les papiers pour les soins palliatifs est en congé et ilm ne rentre que lunci 7 juillet comme si j'avais du temps à perdre, moi! Il a eu le papier jeudu, il pouvait me téléphoner pour me donner desnouvelles quand même !
Et remerde !!!
Et un coup de gueule, un ! Oh que cela me fait du bien d'en parler au lieu de garder tout cela pour moi et pourtant, pourtant je n'ai rien, mais alors rien du tout d'une exhibitionniste mais je considère que mon expérience peut vous être utile un jur ou l'autre alors je livre quelques bribes d'informations.