Cette fois il s'agit bien d'un krach boursier et j'ai l'impression que celui de 1929 sera de la rigolade à côté de ce qui nous attend mais nous survivrons n'est-ce pas ? Nos grand'parents ont serré les dents, à nous de les honorer et de faire pareil.
Nous devrons faire face aux conséquences de la crise financière sur l'économie et de la récession qui était déjà là , qui ne fera que croître et embellir.
Nous ferons face .
Sans discours lénifiant, avec lucidité mais résolution.
Qu'est-ce qui nous fait changer au fil des décennies ?
A 18/19 ans défilant dans des cortèges pour défendre les droits des étudiants étrangers, surtout vietnamiens à l'époque , et à 56 ans pestant contre les occupations d'églises, contre aussi le chantage aux grèves de la faim.
Plus du tout solidaire de manière stystématique et sans réflexion comme à 20 ans.
Comme des générations avant moi, j'ai changé et c'est un mouvement universel, il est d'ailleurs bien connu en sociologie.
C'était déjà une question que je me posais à 20 ans : pourquoi les gens devinnent -ils souvent - pas toujours!- conservateurs, intolérants parfois, en vieillissant ? Pourquoi s'arqueboutent-ils sur leurs positions ?
C'était la question toute théorique de mes 20 ans car je ne connaissais pas de personne spécialement conservatrice dans mon entourage.
Notez que j'ai connu par hasard une anarchiste de plus de 70 ans : ce qui m'a frappé chez elle outre ses propos ce sont ses murs détapissés depuis un bon moment déjà et non refaits à neuf. Dès qu'elle a ouvert la bouche, j'ai ouvert des yeux effarés me demandant où mon mari m'avait entraînée -il s'agissait de la maman de son ami d'enfance- et j'ai eu aussitôt envie de fuir très loin. Il ya a de cela 25 ans et la dame est décédée depuis.
Toujours rouge, anarchiste enragée et virulente, cela ne fait aucun doute.
Ce n'est sans doute pas parce que leur vie a été dure que les gens en vieillisant deviennent souvent conservateurs, peut-être ont-ils compris avec le temps des choses impossibles à cerner à 20 ans ?
Autour de moi, je ne vois rien de tel car je ne connais pas vraiment les parcours de mes voisins et avec les gens que j'ai connu jeunes, je ne permets pas de les interroger quand je les revois, ce sont des relations sociales normales où on ne gratte pas la surface. Ce serait d'une indiscrétion impardonnable.
Petite, je me demandais pourquoi dans les agendas de papa ne figuraient que des détails de la vie quotidienne et je m'étonnais qu'il ne soit jamais fait mention des moments importants de la vie sociale et politique, celle qui fait l'Histoire.
Eh bien, dans mes agendas je fais pareil que papa en me gardant bien de noter les soubressauts du pays et maintenant du monde avec la crise financière internationale gravissime que je vois venir depuis des mois. Je n'y pense même pas alors que ces sujets m'empêchent parfois de dormir c'est dire à quel point ils me touchent.
Je ne sais pas si ceux qui me suivront dans la vie liront mes agendas mais si oui, ils pourront me croire indifférente ou pire, mal informée du monde alors que je lis le Soir tous les jours et que je suis l'actualité du monde de très près.
A quoi cela tient-il donc, cette distorsion entre nos intérêts dans la vie et ce que nous notons ?
A un repli vers l'intime ? Qui serait alors un refuge jusque dans ses détails les plus communs ?
Il est vrai que dans un agenda je n'ai qu'une page par jour et que je ne peux pas disserter sur ma journée dans toutes ses composantes.
D'ailleurs au jour le jour, je n'ai pas assez de recul et c'est sans doute là la réponse.
Une autre serait de penser que de parler de problèmes connus de tous serait comme recopier le journal, un exercice inutile et impersonnel.
Tout ce qui portait son nom, j'allais le voir d'où ce film au titre à rallonge comme souvent dans les années 1973 : j'en suis sortie éblouie par le jeu de Joanne Woodward, je n'ai vu qu'elle.
A 20 ans, il ne fallait déjà pas trop me demander de m'intéresser à la médiocrité, aux femmes de quarante ans un peu bizarres d'où mon désintérêt pour l'intrigue http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44670 .
Par contre, je suis littéralement entrée dans la toile à certains moments tellement l'épouse de Paul Newman (depuis 1958) est une actrice époustouflante.
Je ne sais plus comment j'ai été au courant, toute gamine, de leur existence . Sans doute via les magazines féminins de la maison (Bonne Soirée).
Paul Newman dans le Tonight Show de Jay Leno sur NBC, le 8 avril 2005.
Séraphine LOUIS dite de Senlis fut engagée en 1913 (ou 1912 ?) comme bonne à tout faire par un collectionneur allemand venu passer ses vacances à Senlis (France, la ville de Séraphine.
Croyante, très pieuse, Séraphine a une passion, la peinture qu'elle pratique en solitaire, fabriquant elle-même ses couleurs : ainsi le rouge est fait à partir de fournitures du boucher, les autres couleurs sont à base de fleurs, le tout lié avec de la cire de cierges récupérée à l'église dont elle est une habituée. Enfin, on suppose car elle a toujours gardé ses secrets.
Peinture naïve, découverte et promue par le collectionner allemand chez qui elle a travaillé un temps.
En 1930, tout s'arrête, le collectionneur allememand quitte Senlis et Séraphine entre en hopital psychiatrique en 1932 je crois. Elle meut en 1942, seule et heureuse à sa façon.
Née la même année que Camille Claudel,elle meurt comme elle dans la pauvreté et un asile psychiatrique, elle est enterrée dans une fosse commune.
Je suppose que Paul Claudel n'aura pas laissé sa soeur à la fosse commune, quand même...!
Inconnue de tous, sauf de quelques érudits, elle fait l'objet d'un film "Séraphine"qui sortira en France le mercredi 1er octobre.
Il faudra que je m'habitue à ne plus avoir Jean-Philippe à la maison ou pas loin. Lundi, 15 septembre, en Belgique c'est la rentrée des grands. Plus en octobre comme il y a un moment.
Comme chaque année à part que, comme l'an dernier, j'ai 15 jours de rabiot ou presque.
En un an que de changements ! Maturité, indépendance de plus en plus grande liée à une prise en charge de responsabilités.
Impossible de continuer le Conservatoire, plus de cours le samedi. Le judo, ok. Un peu de natation ou de marche le dimanche, ce serait bien, non ?
Et les cours de deuxième année, ils sont durs, durs... Il faudra bosser.
Et vous ? Vous avez encore, ce lundi, des rentrées pour vos enfants ou petits-enfants ?
Il faut connaître la géographie de ces régions car souvent elles ont repris les noms d'un fleuve en idiome local, ex.: Zimbabwe est un fleuve si ma mémoire est bonne. A vérifier, information prise, je vois le fleuve Zambèze et les chutes Victoria http://fr.wikipedia.org/wiki/Zamb%C3%A8zehttp://www.tv5.org/TV5Site/dotclear/index.php/Zimbabwe---mosi-oa-tunya-chutes-victoria , mais ce nom de Zambèze est un nom européen, non ? Dans ses livres, Wilbur Smith n'emploie jamais ce nom. Il parle de Zimbabwe et jamais de Zambèze , à ma connaissance du moins ou alors j'ai mal lu...
En Asie, je connaissais la Birmanie, le pont de la rivière Kwaï, les camps de torture japonais pendant la guerre 1940/45 en Asie; je connaissais le Ceylan, ses pierres, son thé.
Mais Sri Lanka -ça, je connaissais grâce à une amie de Suisse, Myanmar?
Et le Bouthan, c'était quoi avant ? Eh bien, le Bouthan d'après mes recherches, c'était le Bouthan. J'ai découvert ce pays dans les pages du groupe de voyages de Chantal.
Claude est une personne dont je visite le blog très régulièrement (voir amis).
Regardant les nouveautés spaces live, je vois ses nouvelles photos et puis l'envie me vient de faire une recherche google sur Kouenou à la vue d'une photo de l'Océan que Claude nous dit proche de son village africain de coeur.
Et que vois-je en premier lieu, bien avant une carte du Togo ? Un blog au nom imprononçable et la photo de Claude !
A propos de Congo, il faudrait que je m'inquiète de la situation là-bas, entre guerres tribales, civiles, envahisseurs armés jusqu'aux dents et extrême pauvreté pour les populations.
Vous connaissez quelqu'un comme Claude au Congo ou dans une région du Congo ?
Il ne faut pas lâcher ces gens, il y a un lien entre nous et nous leur devons beaucoup, la prospérité de la Belgique pendant le règne de Léopold II, prospérité acquise de manière honteuse mais bon, c'était l'époque qui voulait cela. L'époque et un abus de pouvoir éhonté, cela n'a pas vraiment changé, les formes et les profiteurs sont différents, c'est tout.
Pauvres populations d'un pays richissime et pourtant acculées à la misère depuis des générations et, depuis l'indépendance du Congo le 30 juin 1960, c'est encore pire : plus rien n'existe.
Les lignes de chemin de fer, les trains, les routes ..., tout est en triste état, c'en est à pleurer.
Et vous, vous avez des pays en Afrique qui vous tiennent à coeur ?
Un de mes premiers souvenirs de Bd fut une image que je gardai longtemp en tête, celle d'un immense bâtiment blanc au toit rouge, d'une étoile rouge sur un képi ou quelque chose d'approchant et d'un avion en piqué mais là je confonds peut-être dans mes souvenirs avec "les Japs attaquent" et Buck Danny
C'était Lhassa, les communistes chinois dans je ne ne sais quel album -si vous me le donniez, vous seriez des anges !- du tandem héroïque et très drôle, atypique : Blake et Mortimer.
Et Orlik, le méchant, au nom qui me faisait penser à colique sans que l'association ne vienne jamais à la surface de ma conscience.
Sans doute ai-je vu cette illustration en couverture du Journal de Tintin de mon frère aîné. J'ai eu un déclic lorsque j'ai fait mon album sur le Tibet dans ce blog et que j'ai vu le monastère forteresse, tout m'est revenu en bloc, toutes les images gravées à 8 ans.
Je vais replonger là-dedans avec plaisir mais peut-être vais-je être déçue car, si petite, je ne comprenais rien au fin mot de l'histoire, je restais juste très longtemps devant une case dessinée car à la différence de Hergé, Edgar P. Jacobs savait dessiner ou en tout cas son dessin me plaisait, me faisait voyager ce que n'a jamais réussi ni Tintin ni Milou encore moins les autgres, seul Haddock me faisait rire, Tournesol m'intriguait, je cherchais à tout prix des indices de normalité chez lui .
Que de moments précieux à chantonner Adamo et "Tombe la neige" dans la cour de récréation des 6mes primaires, en hiver 1963/64...
Que j'étais innocente, quel chemin parcouru de la 6me primaire à la fin des humanités même déjà inférieures... A noter que j'ai demandé à passer ma dernière année (6-5-4, la 4me) en pension, les trajets en bus étaient longs et hasardeux en hiver, de plus en pension, j'étais comme un coq en pâte avec des surveillantes qui pouvaient m'aider, en maths seulement. Puis ce fut le départ pour le Lycée et à 18 ans la grande aventure de l'Université et de la grande ville, époque qui m'a tant fait évoluer et dont mes amis sont issus pour la plupart.
J'ai fait ma première primaire dans l'école de papa, à la ville voisine distante de chez nous de 12 kilomètres, en début d'année 1959, puis un peu partout dans les villages d'une tante, d'un oncle chez qui j'étais lors de la phase terminale de la maladie de papa, décédé en juin 1959.
Ce fut ensuite l'école de mon village : là, j'ai fait l'école buissonnière de début septembre à la Toussaint 1959 car maman m'avait inscrite en 2me année alors que j'avais demandé à sauter en 3me directement : déjà en 1re, je suivais avec les 3mes et comme maman ne m'avait pas écoutée, je n'ai rien dit mais je me suis cachée dans une grange d'où je sortais quand je voyais les grands, de loin, remonter la route loin devant chez moi...
Maman s'étonnait de mon corps froid, du manque de devoirs, des travaux de couture qui n'avançaient pas, mais j'avais réponse à tout. Enfin, le silence m'a été très utile comme réponse : surtout ne pas me faire coincer dans des contradictions, telle était ma priorité.
Je ne mentais pas, je vivais ma vie à moi où maman n'avait rien à faire car elle m'avait trompée. J'ai détesté ces années dans cette école. Ma seule idée était d'en partir ce que je fis en fin de 5me primaire à la faveur du départ de l'instituteur et de son remplacement. Les 6mes partaient (logique) et comme je suivais tous les cours avec elles depuis des années, j'ai fait comme elles et j'ai levé mon doigt quand l'instituteur partant a demandé qui quittait l'école l'année suivante. Sans en référer à qui que ce soit et en sachant ce que je faisais à savoir forcer ma chance.
Etonnante cette mauvaise expérience dans l'école de mon village sauf quand on sait qu'il y avait derrière tout cela le second mari de ma grand'tante qui donnait 5 francs, somme considérable à l'époque pour un enfant, à une fille d'un an plus âgée que moi pour me battre à l'école et me faire des crosses. Une histoire d'héritage raté de sa part fut la cause de tout cela. C'est la fille aux 5 francs qui me l'a dit plus tard en réponse à une question précise de ma part. Misérable.
Il y avait aussi de la jalousie pure à mon égard car en plus j'étais douée.
Quand j'allais encore sur les tombes à la Toussaint, j'ai toujours battu froid aux filles impliquées dans cette intrigue, vicieuses à souhait. Leurs sourires mielleux d'adultes... alors qu'elles furent des enfants fielleuses.
Il y en avait quelques unes qui étaient neutres car intelligentes, une autre qui était mon amie.
Celles-là, je les considère comme des filles estimables. Il y avait des garçons, minoritaires et inexistant dans mon souvenir.
Pourtant j'ai toujours été sociable et gentille, courtoise.
En effet, j'ai toujours eu des réflexes sociaux très affûtés et je ne rate pas une occasion de lier contact : ainsi un lundi de 2007, dans les couloirs de l'hôpital j'attendais mon mari, installée dans un couloir. Comme d'habitude, ce jour-là, j'avais les yeux partout. A un moment donné, passe un homme (40/45/50 ans ?) qui se dirige vers l'ascenceur un livre à la main, comme moi.
Il était souriant et comme il attendait l'ascenceur je lui ai parlé en lui demandant le titre du livre qu'il lisait. Il s'est aproché de moi, m'a laissé le temps de noter, a raté son ascenceur mais s'en est moqué, nous avons peu parlé, beaucoup souri et cela reste un bon souvenir. Le livre qu'il lisait était d'un certain Hosseini dont j'ignorais tout -"Mille Soleils Splendides"- mais il m'a conseillé de lire d'abord "Les Cerfs-volants de Kaboul". C'est la couverture du livre qui m'a poussée à le héler, colorée et attirante, j'avais envie de savoir...
Quelques jours après, un ou deux pas plus, j'ai entendu parler sur Arte d'un film "les cerfs-volants de Kaboul", en tournage ou tourné... Je n'ai pas perdu ma journée ce lundi-là.
Peu avant j'avais reçu d'une amie de Suisse les souvenirs de la veuve de Massoud. Subjuguée par la lecture de ce livre, je créai dans ce blog l'album photos consacré à l'Afghanistan que je complétai encore après la lecture des livres de Hosseini.
D'une grange froide de mes sept ans à l'Afghanistan de Massoud puis celui des forces d'intervention occidentales en passant par Adamo et "tombe la neige" en hiver 1963/64, un beau voyage dans le temsps.
Eh oui, Sasha, j'étais un petit numéro déjà, à 7, 8 ans.
Je faisais aussi du parfum, de l'eau parfumée plutôt, avec des roses blanches du Bengale cueillies dans le jardin de maman, à l'arrière de la maison.
L'appareil gainé de cuir fauve foncé pendait à une patère dans la chambre de maman.
Alors un jour j'ai pris une chaise et j'ai décroché l'appareil de papa, décédé en juin 1959. Le contenu de la malle en fer stockée au grenier et pleine aux trois-quarts d'albums, de photos de papa, a été pris en grande partie par cet appareil.
Les photos d'avant-guerre à quelques exceptions dont l'album-photos de mon arrière-grand-mère ont été détruites dans les bombardements Us de Houffalize en toute fin 1944 ou début 1945 (à vérifier). Papa a été instituteur communal à Houffalize de 1928 à 1959 : né en 1910, novembre, Ecole Normale pendant 6 ans et instituteur à 18 ans... Papa a suivi les traces de son oncle et parrain, instituteur à Paris, fin gourmet et phototographe acharné : j'ai des photos de lui avec sa fiancéez au bord de l'eau, en bord de Lesse.
Et je l'ai observé l'appareil photo, sous toutes ses coutures.
Puis je l'ai ouvert, j'ai regardé tout avec soin, sans toucher : j'étais déjà bien consciente de ma réputation de casse-tout. La délicatesse avec les objets m'est venue après.
J'ai ainsi essayé des boucles d'oreilles du début du siècle (20ème) ou fin 19me en jais et autres pierres noires dont certaines taillées, dites boucles d'oreiles de deuil : eh bien j'ai essayé tout cela dehors, devant la fenêtre de la cuisine comme miroir, l'écrin ouvert sur la pierre de taille de la maison.
J'ai en perdu une volée, dépareillant plusieurs paires. J'ai cherché, cherché, elles étaient tombées entre une grosse pierre plate et le petit creux avec le mur. Maintenant il y a un trottoir tout le long de la maison fait bien des années après, 15 ans peut-être : quand on l'a fait, les ouvriers ont déplacé la pierre, ils ont creusé, maman a cherché, cherché encore mais personne n'a rien trouvé.
Après cela je me suis calmée pour de bon. Je n'avais même pas les oreilles trouées : maman était contre, j'essayais juste pour m'admirer avec. Mais revenons-en à l'appareil photo à soufflet de papa...
Quand j'ai voulu refermer l'appareil photo, pas moyen.
Alors j'ai forcé en douceur et le mécanisme de repliage a été faussé. Pas moyen de le refermer. Je ne me souviens plus de la suite, sans doute ai-je prévenu maman et a-t-elle résolu le problème avec l'aide de mon frère aîné.
Je ne sais pas ce que cet appareil photo est devenu.
Et je ne me souviens même pas où maman l'avait rangé, l'appareil photo de papa. Mon frère ne l'a pas, c'est donc ma soeur qui l'aura pris comme beaucoup de choses, sans en demander la permission à maman, en tout cas il n'étati pas dans la maison après le décès de maman en 1993. Maman m'a parlé d'objets disparus, au grenier notamment, lorsque je me suis inquiétée de la disparition du portrait de tante Hélène de Paris, entr'autres, et elle m'a alors fait part de ses suppositions et observations.
Sur la photo ci-dessus il y a un logo que je crois reconnaître pour l'avoir déjà vu sur l'appareil de papa : Agfa ? Agfa aurait fait des appareils photos ?
Le grenier... J'y ai passé des heures merveilleuses pendant les années de mon enfance et même après.
A la maison, en Ardennes, nous avions (avons toujours) deux étages de greniers alors il y avait de quoi faire et chercher.
Là se trouvaient les malles en fer et en bois avec les photos prises par papa et les albums photos anciens...
Puis il y avait les armoires à confitures donc nous y montions souvent pour recharger les armoires en bas ou descendre les verres de confiture à faire en été. Les gelées de groseilles et framboises ,vieilles de deux ans ou plus , servaient pour la cuisine : alliées à la moutarde cela remplace le sucre ou le sirop, une merveille que cette cuisine à l'aigre-doux, cuisine d'hiver car plats mijotés.
Ce n'était pas gai de monter là-haut en hiver, il y faisait très froid.
Il y a un fameux travail à faire pour calfeutrer et aménager ces pièces mais quand cela sera fait, ce sera une merveille. Il suffira juste d'avoir de très bonnes jambes.
Il y avait aussi une ancienne et petite cuisinière avec dessus de la vaisselle ancienne, pas rare, et un service à dîner en porcelaine de poupée (incomplet mais ravissant) , cela m'émerveillait d'avoir pu jouer avec cela toute petite.
Au fait s'il restait encore des pièces, ai-je vraimet joué avec ? Je cassais tout.
Une fois redescendue du grenier, je posais des questions à maman, interminablement. Et ceci, et cela : pourquoi, comment, quand, de qui, à quelle époque...
Je me souviens aussi que tout était bien en ordre, propre, et quand je pense à la grandeur de la maison (2 étages et un dernier grenier) je dis : chapeau, maman !
Dans ce dernier grenier, celui près du toit, il y avait des parties de salon ancien, authentiques Louis je ne sais pas combien. Je n'ai jamais vraiment regardé, à l'époque je ne m'y connaissais pas en meubles anciens.
Incomplets et démembrés, canapé branlant, montants de chaises, tous rescapés des bombardements de Houffalize par les Américains en hiver 1944/1945...
Il y avait 3 jours que les Allemands étaient partis, 50% de la population tuée, depuis je déteste les soldats américains, d'ailleurs, je remarque qu'ils font toujours pareil là où ils vont, en Afghanistan maintenant ils ont la population contre eux, peuvent pas s'en empêcher avec leurs bavures, rien n'a changé. Et ces gens-là n'ont jamais tort, ils ne s'excusent jamais, ne remboursent rien, jamais de dommages de guerre, rien de rien.
Ah, on voyage dans un grenier...
Merveilles.
Où j'habite je n'ai pas de grenier. Seul mon fils pourrait en parler. Il n'y a pas de grenier mais il y a une chambre non occupée où il a fouillé à coeur joie dans son enfance au point de perdre le mode d'emploi de mon Canon argentique. Il est dans la pièce mais où ? Et il a farfouillé dans les autres pièces, en haut... Je ne vous dirai pas tout ce qu'il a trouvé, je l'ignore, mais il a même été regarder, vers 7 ou 8 ans, dans une mallette de son papa et il a vu des livres pas de son âge, il a regardé aussi dans nos tables de chevet, une vraie plaie.
Il n'a pas dû chercher loin à l'adolescence, il savait où tout se trouvait.
photo google : j 'ai cherché un vrai grenier, bien grand, riche, bien rangé mais n'ai rien trouvé.
D'accord, en 2004, il avait été éliminé aussi aux JO mais maintenant cela commence à bien faire sa dégrigolade, il est jeune encore et il serait temps qu'il se reprenne et adapte son jeu aux autres. La médaille d'or aux JO en double ne colmate rien du tout à ce niveau sauf pour la Suisse qui empoche une médaille.
Désolée, Noisette..., mais il commence à exagérer dans la défaite, Roger.
Je suppose qu'il travaille dur mais franchement il y a un problème, un vrai.
Il ne perd même pas glorieusement, il donne les points et depuis très longtemps maintenant, trop longtemps... Depuis bien avant Wimbledon et Rolland-Garros.
Il va se retrouver au fin fond du classement s'il continue ainsi .
Quoiqu'il doive bien se plaire à Dubaï mais a-t-il les moyens financiers d'y vivre sans gagner au tennis, je veux dire de nombreuses années ?
Et c'est toujours d'actualité sauf quand mon fils veut regarder en direct du judo tout en dînant, là je suis bien obligée de voir quoique cela ne m'intéresse pas, sans parler des journaux télévisés qui me bassinent avec cela.
Je regarderais volontiers les chevaux (Hong-Kong), j'ai vu un morceau de la course cycliste par hasard et ai regardé un moment - les routes et les bords de route en montagne ont des finitions extraordinaires -.
Et voir rouler dans un tel paysage, regarder la muraille de Chine pas loin, observer des arbres différents de chez nous, cela m'a retenue 1/4 d'heure, pas plus, mais j'ai eu le temps de voir les coureurs passer sous des rideaux de pluie fine.
A moins que je m'ennuie et que je tombe par hasard sur un jumping en direct, ou une finale dames de natation, du canoé-kayak, non, ce sera sans moi.
A part ces fadaises, me préoccupe vraiment la guerre en Géorgie et ce n'est pas fini...
Le Président géorgien n'aurait jamis dû vouloir adhérer à l'Otan et les Usa ne jamais le diriger dans ce sens, mais les Usa et la diplomatie fine cela fait deux.
Les Européens à part l'Espagne et quelques rares ont tous été pour l'indépendance du Kosovo faisant partie des frontières internationalement reconnues de la Serbie, maintenant c'est la réponse du berger (Russie) à la bergère (les pro-indépendance du Kosovo).
Pour rappel, Serbes et Russes ne font qu'un depuis toujours.
Pensez au déclenchement de la guerre de 1914/18 : les Allemands d'un côté avec les Autrichiens contre les Russes (donc les Français et les Anglais, il y avait des traités) et les Serbes.
Assassinat en 1914 de l'heritier austro-hongrois par un Serbe aussitôt soutenu dans sa lutte par la Russie et la boucherie était enclenchée.
Le Caucase vaut bien les Balkans question explosivité et complexité, pétrole et pipe-lines en prime.
Et bras de fer Russie de Poutine et Usa en campagne présidentielle.
...et cela indépendamment de la Chine, du Tibet : il y a déjà bien longtemps que cette farce organisée pour le plus grand profit de Coca-Cola et d'autres ne m'intéresse plus.
Je viens de prendre connaissance de mon courrier et ô miracle, un envoi postal de France.
Deux livres, un roman et un recueil de poésie avec des mots si simples que je peux à peine prendre le temps d'en remercier l'auteur, membre de ce blog -enfin, je crois- ou du moins participante chaleureuse.
Quels beaux mots, simples, pas de fioritures, pas de détaile oiseux, directement à l'essentiel.
Une merveille que je cours retrouver.
Merci du fond du coeur pour cet envoi de première qualité!