Le grenier... J'y ai passé des heures merveilleuses pendant les années de mon enfance et même après.
A la maison, en Ardennes, nous avions (avons toujours) deux étages de greniers alors il y avait de quoi faire et chercher.
Là se trouvaient les malles en fer et en bois avec les photos prises par papa et les albums photos anciens...
Puis il y avait les armoires à confitures donc nous y montions souvent pour recharger les armoires en bas ou descendre les verres de confiture à faire en été. Les gelées de groseilles et framboises ,vieilles de deux ans ou plus , servaient pour la cuisine : alliées à la moutarde cela remplace le sucre ou le sirop, une merveille que cette cuisine à l'aigre-doux, cuisine d'hiver car plats mijotés.
Ce n'était pas gai de monter là-haut en hiver, il y faisait très froid.
Il y a un fameux travail à faire pour calfeutrer et aménager ces pièces mais quand cela sera fait, ce sera une merveille. Il suffira juste d'avoir de très bonnes jambes.
Il y avait aussi une ancienne et petite cuisinière avec dessus de la vaisselle ancienne, pas rare, et un service à dîner en porcelaine de poupée (incomplet mais ravissant) , cela m'émerveillait d'avoir pu jouer avec cela toute petite.
Au fait s'il restait encore des pièces, ai-je vraimet joué avec ? Je cassais tout.
Une fois redescendue du grenier, je posais des questions à maman, interminablement. Et ceci, et cela : pourquoi, comment, quand, de qui, à quelle époque...
Je me souviens aussi que tout était bien en ordre, propre, et quand je pense à la grandeur de la maison (2 étages et un dernier grenier) je dis : chapeau, maman !
Dans ce dernier grenier, celui près du toit, il y avait des parties de salon ancien, authentiques Louis je ne sais pas combien. Je n'ai jamais vraiment regardé, à l'époque je ne m'y connaissais pas en meubles anciens.
Incomplets et démembrés, canapé branlant, montants de chaises, tous rescapés des bombardements de Houffalize par les Américains en hiver 1944/1945...
Il y avait 3 jours que les Allemands étaient partis, 50% de la population tuée, depuis je déteste les soldats américains, d'ailleurs, je remarque qu'ils font toujours pareil là où ils vont, en Afghanistan maintenant ils ont la population contre eux, peuvent pas s'en empêcher avec leurs bavures, rien n'a changé. Et ces gens-là n'ont jamais tort, ils ne s'excusent jamais, ne remboursent rien, jamais de dommages de guerre, rien de rien.
Ah, on voyage dans un grenier...
Merveilles.
Où j'habite je n'ai pas de grenier. Seul mon fils pourrait en parler. Il n'y a pas de grenier mais il y a une chambre non occupée où il a fouillé à coeur joie dans son enfance au point de perdre le mode d'emploi de mon Canon argentique. Il est dans la pièce mais où ? Et il a farfouillé dans les autres pièces, en haut... Je ne vous dirai pas tout ce qu'il a trouvé, je l'ignore, mais il a même été regarder, vers 7 ou 8 ans, dans une mallette de son papa et il a vu des livres pas de son âge, il a regardé aussi dans nos tables de chevet, une vraie plaie.
Il n'a pas dû chercher loin à l'adolescence, il savait où tout se trouvait.
photo google : j 'ai cherché un vrai grenier, bien grand, riche, bien rangé mais n'ai rien trouvé.
Lisez le billet de Jan'e auquel j'ai répondu puis des messages se sont échangés...
D'où ce billet.